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À Mwenga, 313 jeunes et femmes autochtones reboisent 470 hectares pour reprendre leur forêt
2026-08-12
À Mwenga, 313 jeunes et femmes autochtones reboisent 470 hectares pour reprendre leur forêt
Réponse directe à la déforestation causée par la production de braise destinée à Bukavu, ce projet vise la restauration de la biodiversité des forêts communautaires riveraines de la Réserve Naturelle d'Itombwe et la réappropriation de ces espaces par les populations autochtones Balega.
L'abattage irrationnel d'arbres dans les forêts communautaires de Mwenga pour alimenter le marché de la braise de Bukavu a produit une destruction significative de la biodiversité forestière. La conséquence la plus lourde pour les habitants est la raréfaction des chenilles comestibles, dont dépendent directement les jeunes et les femmes autochtones, à quoi s'ajoutent les perturbations climatiques, l'insécurité alimentaire et l'accentuation de la pauvreté.
Une injustice foncière au point de départ
Les populations autochtones de Mwenga ont été expulsées de leur forêt traditionnelle, devenue en 2006 la Réserve Naturelle d'Itombwe. Cette exclusion a durement affecté leurs conditions de vie, aggravant l'insécurité alimentaire, la pauvreté et les discriminations. Contraintes de se rabattre sur les forêts communautaires, elles y trouvent des milieux déjà très dégradés et appauvris en biodiversité — pendant que la croissance du marché du bois, de la braise et du bois de chauffe accélère encore la destruction.
L'analyse conduite par PIFEVA identifie quatre causes profondes : la mauvaise gouvernance forestière, l'agriculture sur brûlis, la combinaison pauvreté-surpopulation-exploitation minière, et la coupe anarchique d'arbres pour le bois de chauffage et le charbon de bois.
Le but : restaurer et rendre
Le projet vise à contribuer à la restauration de la biodiversité des forêts communautaires et à leur réappropriation par les populations autochtones, grâce à la plantation d'arbres hôtes de chenilles comestibles dans les groupements riverains de la Réserve. Objectif final : faciliter l'autonomisation des jeunes et des femmes autochtones par la reprise et la gestion rationnelle de la biodiversité, en particulier la production et la vente de chenilles comestibles comme source de revenus.
Ce qui a été fait
PIFEVA a mobilisé 313 jeunes et femmes autochtones dans les villages de Ngambwa, Kasaga, Kanana, Nisege, Kiliungu, Bungalama et Lolwe. Les activités ont porté sur l'identification et la multiplication des essences forestières autochtones hôtes des chenilles, la formation de pépiniéristes autochtones, la création de sept pépinières et l'organisation de trois grandes campagnes de reboisement. 470 hectares ont été reboisés en essences forestières autochtones dans sept blocs forestiers communautaires.
Des comités autochtones de monitoring forestier ont été mis en place et des formations à la gestion rationnelle des arbres à chenilles ont été organisées afin de permettre la création d'activités génératrices de revenus. Sept groupes de jeunes et de femmes ont reçu un appui pour développer des activités de culture et d'élevage en attendant que les arbres plantés atteignent leur maturité — une réponse concrète au décalage entre le temps de la forêt et celui des besoins alimentaires quotidiens.
LE PROJET EN CHIFFRES
470 ha reboisés en essences autochtones
7 blocs forestiers communautaires
7 pépinières autochtones créées
313 jeunes et femmes autochtones mobilisés
3 campagnes de reboisement organisées
7 villages concernés